Palmarès 2026
Après un sélection en ligne en mai dernier, 40 cavistes se sont réunis au Château Val Joanis les 25 et 26 octobre pour 2 journées d’épreuves exigeantes !
Dégustation à l’aveugle, présentation orale de produit, questionnaire de connaissances, simulation de vente et conseil, quiz de rapidité et de connaissances… Les candidats ont mis à l’épreuve leurs connaissances, leur capacité de dégustation et leur aptitude à répondre aux exigences du métier.
Les lauréats du Concours du Meilleur Caviste de France 2026 sont :
- Meilleur Caviste de France : Benoît LALY – Cave Laly (71400 Autun)
- Caviste d’Argent : Jean-Philippe LEROY – Vinothentik (26120 Chabeuil)
- Caviste de Bronze : Olivier MAROTTE – De la Vigne à l’Olivier (13410 Lambesc)
- Meilleur Jeune Caviste de France – Trophée Champagne Education : Maxime PAVAGEAU – La Cave (59290 Wasquehal)
Découvrez leurs portraits ci-dessous !
© Maya Communication
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BENOÎT LALY
Meilleur Caviste de France 2026
Comment et pourquoi êtes-vous devenu caviste ?
On peut dire que je suis tombé dans la marmite (ou plutôt dans la cuve) étant petit. 9e génération de la famille dans le monde du vin (six générations de vignerons, puis trois générations de négociants devenus surtout cavistes au fil du temps… à partir des années 1990), j’ai grandi dans cet univers et, depuis tout petit, je souhaitais reprendre l’entreprise familiale. J’aime l’idée de contribuer à la réussite d’instants de vie (des grandes fêtes familiales aux simples soirées entre amis). Le vin et les spiritueux ont cette capacité à graver un instant dans la mémoire, parfois pour toujours.
Quelles sont vos motivations pour concourir au CMCF ?
Le début de ma carrière a été marqué par la difficulté à être crédible à moins de 25 ans, aussi bien face aux clients qu’aux vignerons. La cave, fondée par mon grand-père en 1947, est une institution locale à Autun. En passant après mon père sans jamais avoir travaillé à ses côtés (sauf avant mes 18 ans), je devais prouver que j’étais à la hauteur. Je regrettais à ce moment-là qu’il n’y ait pas des étoiles, comme pour les restaurants, permettant de mettre en lumière les meilleurs cavistes, car j’aurais travaillé dur pour prouver que j’étais capable. J’ai, depuis tout petit, le goût de la compétition. C’est donc naturellement que je participe au Concours du Meilleur Caviste de France. Et, finalement, suite à ma première inscription en 2022, alors que je pensais être bon, je me suis rendu compte du chemin qu’il me restait à parcourir pour espérer un jour décrocher le titre. En participant au concours, je sens à quel point je progresse en étant plus précis, plus pointu, plus curieux.
Pour vous, qu’est-ce qu’un bon caviste ?
Pour moi, un bon caviste est capable de bien comprendre la demande de ses clients et de savoir y apporter la meilleure des réponses. Si l’événement de notre client s’est bien passé, que tout le monde a apprécié les boissons proposées, que les accords fonctionnaient bien, alors la mission est remplie. C’est être capable d’une grande adaptabilité, entre ceux qui veulent qu’on les fasse rêver, ceux qui veulent qu’on les aide à se projeter et ceux qui veulent des détails techniques. Et, avec l’expérience, c’est aussi savoir, en amont, dénicher les pépites qui feront le bonheur de nos clients.
Quel est votre souvenir le plus marquant dans votre expérience de caviste ?
J’en ai deux :
Le 2 août 2005, le premier jour où j’ai ouvert les portes de la cave et que c’était moi le propriétaire… C’était très émouvant, après avoir attendu cet instant toute ma jeunesse (et tracé mon parcours en conséquence).
Le 21 octobre 2024 : mon titre de Caviste d’Argent au Concours du Meilleur Caviste de France. C’était une reconnaissance officielle importante, par mes pairs, de la qualité de mon travail.
Si vous étiez un vin…
Un Clos de Tart. J’aime la puissance et l’élégance de ce vin, sa capacité à marquer un instant. J’aime la rigueur qui s’impose aux équipes du domaine, l’analyse effectuée pour découper ce clos en une multitude de parcelles, le travail de précision – aux vignes comme en cave – pour pouvoir élaborer un tel vin. J’aime l’ambiance qui règne à l’intérieur du clos. J’aime son histoire singulière. Il est à la fois rare et disponible. Une bouteille de Clos de Tart est bonne tout au long de sa vie (jeune, après quelques années ou à l’aube de sa mort.)
Si vous étiez un spiritueux…
Un cognac Grosperrin. Encore une fois, la maison Grosperrin a une histoire singulière, familiale. Et chacune de leurs cuvées raconte aussi sa propre histoire. Chaque flacon est une pépite que le temps, la patience, la précision de la réduction, ont façonnée pour en tirer la quintessence. Un cognac, c’est une pierre que l’on polit, qui se bonifie avec le temps.
Si vous n’étiez pas caviste…
Je serais vigneron ! Hahaha…
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JEAN-PHILIPPE LEROY
Caviste d’Argent 2026
Comment et pourquoi êtes-vous devenu caviste ?
Ma formation initiale ne me prédestinait absolument pas au métier de caviste, et pourtant…
Originaire de Bourgogne, plus précisément de la région chablisienne, j’ai grandi dans une culture du bien vivre : bien manger, bien boire, partager et profiter de moments conviviaux. Très naturellement, je me suis passionné pour le vin et pour tout l’univers qui l’entoure.
Au fil de mes expériences professionnelles, j’ai commencé à créer des clubs de dégustation au sein des différentes entreprises dans lesquelles j’évoluais. J’organisais également des dégustations et des sélections directement chez les vignerons, partout en France. Ce qui n’était au départ qu’une passion a progressivement pris une place de plus en plus importante dans ma vie.
Puis est venu le moment où le monde de l’entreprise ne correspondait plus à mes valeurs. Les méthodes de management et le manque d’humanité que j’y retrouvais m’ont poussé à envisager une reconversion.
En 2008-2009, je décide donc de changer de voie. Je me forme à l’Université du vin en 2009, rédige mon projet et démarre mon activité professionnelle autour du vin en 2010.
À cette époque, je ne souhaitais pas devenir caviste. Mon idée était avant tout d’animer des dégustations pour des particuliers, des associations et des entreprises. L’activité fonctionne rapidement très bien, mais une question revenait sans cesse après les dégustations : « Comment peut-on se procurer les vins dégustés ? »
Petit à petit, je me suis retrouvé entraîné dans une dynamique où il ne suffisait plus seulement de faire découvrir les vins, mais aussi de les proposer à la vente. C’est ainsi qu’est née l’idée d’ouvrir une cave. Vinothentik ouvrira finalement ses portes en 2011.
Quelles sont vos motivations pour concourir au CMCF ?
Le concours du Meilleur Caviste de France représente avant tout un défi personnel. Une manière de me remettre en question, de mesurer mes connaissances, mes compétences et de continuer à progresser dans un métier où l’on n’a jamais fini d’apprendre.
Depuis l’enfance, ma vie a toujours été rythmée par les défis et l’esprit de compétition. Au collège déjà, je participais au concours de mathématiques du meilleur collégien de France. J’ai également connu une période très sportive, du collège jusqu’à la fin du lycée, avec de nombreuses compétitions d’athlétisme, de course à pied et de handball. J’ai toujours eu ce besoin de me confronter aux autres, quel que soit le domaine, non pas uniquement pour gagner, mais surtout pour apprendre, progresser et repousser mes limites. Le concours du Meilleur Caviste de France s’est donc imposé assez naturellement.
Lorsque je me suis inscrit pour la première fois, en 2014, je n’avais pourtant pas le sentiment d’avoir une réelle légitimité dans le métier. J’étais encore relativement jeune dans la profession et issu d’un parcours atypique, loin des chemins traditionnels du monde du vin. Mais, justement, ce concours représentait pour moi une formidable opportunité de tester mes acquis, de sortir de ma zone de confort et de me mesurer aux meilleurs professionnels du secteur.
Au fil des années, cette aventure est devenue bien plus qu’une compétition. C’est un moteur de progression permanent. Le concours m’oblige à rester curieux, à approfondir sans cesse mes connaissances, non seulement sur les vins, les spiritueux, les terroirs, la gastronomie, mais aussi sur le service, la dégustation et l’ensemble de notre métier de caviste.
C’est aussi une expérience humaine très forte, faite de rencontres, d’échanges et de respect entre passionnés. Participer au CMCF, c’est finalement défendre une certaine vision du métier : celle d’un caviste passionné, exigeant, curieux et profondément engagé dans le partage et la transmission.
Pour vous, qu’est-ce qu’un bon caviste ?
Pour moi, un bon caviste est avant tout quelqu’un qui cherche à surprendre. Quelqu’un qui va dénicher des produits peu connus, parfois totalement confidentiels, plutôt que de se contenter des standards que l’on retrouve partout. Un bon caviste reste fidèle à l’ADN de sa sélection et à sa propre vision du goût. Il ne suit pas simplement les tendances ou les étiquettes à la mode : il défend des vins, des spiritueux et des produits auxquels il croit réellement.
Un bon caviste sait proposer des alternatives aux grands noms. Il doit être capable de faire découvrir à ses clients des domaines d’artisans, des vignerons passionnés, des terroirs méconnus et des cuvées qui méritent d’être mises en lumière.
La sélection est essentielle. Un bon caviste choisit lui-même tous les produits qu’il propose, sans exception. Il les déguste, les comprend et les assume pleinement. On ne peut pas défendre sincèrement une bouteille que l’on ne connaît pas.
Mais le métier ne s’arrête pas à la sélection. Un bon caviste doit aussi savoir écouter et comprendre ses clients. Il doit être capable de faire sortir quelqu’un de ses habitudes, de convaincre un amateur exclusif de rosé d’essayer un rouge léger, frais et digeste, ou encore de faire découvrir des styles de vins auxquels le client n’aurait jamais pensé.
Chaque bouteille doit raconter une histoire : celle d’un vigneron, d’un terroir, d’un cépage, d’un millésime ou d’une philosophie de travail. Le rôle du caviste est aussi de transmettre cette histoire et de créer du lien entre le producteur et le consommateur.
Un bon caviste doit également maîtriser les accords mets et vins, qu’ils soient classiques, originaux ou plus audacieux. Il doit pouvoir accompagner aussi bien un repas gastronomique qu’un moment simple entre amis.
Un bon caviste doit aussi savoir faire vivre sa cave. Une cave ne doit pas être uniquement un lieu de vente, mais un lieu d’échange, de découverte et de convivialité. Organiser régulièrement des dégustations, des initiations à la dégustation, des repas accords mets et vins, des rencontres avec les vignerons ou encore des soirées thématiques, permet de créer du lien avec les clients et de transmettre sa passion autrement qu’à travers une simple bouteille.
Mais, être un bon caviste, ce n’est pas uniquement avoir un nez, un palais et des connaissances. C’est aussi être un bon gestionnaire. Il faut savoir maîtriser ses stocks, acheter intelligemment, gérer ses budgets, suivre sa comptabilité et assurer l’équilibre économique de son entreprise. Une belle sélection ne suffit pas si elle n’est pas portée par une gestion saine et cohérente.
Enfin, un bon caviste doit toujours garder en tête la notion de rapport qualité-prix. Il doit pouvoir se dire honnêtement : « Est-ce que moi-même, en tant que client, j’achèterais ce produit au prix auquel je le propose ? » Cette exigence est fondamentale.
Au fond, un bon caviste ne vend pas des étiquettes : il défend des vins, des spiritueux, des produits et surtout les femmes et les hommes qui les élaborent. Il travaille souvent avec des vignerons artisans qui savent faire du vin, mais qui ne sont pas toujours les meilleurs pour le commercialiser. Le caviste devient alors un véritable relais, presque un ambassadeur, de leur travail et de leur passion.
Quel est votre souvenir le plus marquant dans votre expérience de caviste ?
Il est très compliqué de répondre à une telle question tant les souvenirs marquants sont nombreux après plus de 16 ans dans ce métier. Mais ce qui me touche probablement le plus, c’est d’avoir suscité des vocations et changé le regard de certaines personnes sur le vin. À travers les dégustations, les échanges et la transmission, de manière simple, accessible et pédagogique, j’ai eu la chance d’accompagner des personnes qui, au départ, ne connaissaient absolument pas le vin ou avaient beaucoup d’a priori.
Voir aujourd’hui certains de ces passionnés vouloir travailler dans le domaine du vin est sans doute l’une de mes plus grandes fiertés. Cela donne du sens à tout ce travail de transmission et de partage qui, pour moi, est une part essentielle du métier de caviste.
Si vous étiez un vin…
Un chenin de Loire sec sans aucune hésitation, un jasnières en Melchisédech.
Si vous étiez un spiritueux…
Un rhum vieux de Guadeloupe de la distillerie Montebello.
Si vous n’étiez pas caviste…
Photographe de reportage.
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OLIVIER MAROTTE
Caviste de Bronze 2026
Comment et pourquoi êtes-vous devenu caviste ?
Étudiant en chimie, un ami de promotion apporte une bouteille de châteauneuf-du-pape rouge « empruntée » dans la cave de son beau-père. Le flacon terminé, une phrase se loge dans mon esprit : « Un jour, je travaillerai dans le monde du vin. » Après 15 ans d’activité en chimie, j’ouvre ma cave en juin 2011 – même date de démarrage que Cavistes and Co ! Ces 15 années m’ont permis de découvrir le monde du vin, les vignobles, la dégustation…
Quelles sont vos motivations pour concourir au CMCF ?
J’ai décidé de participer au CMCF pour la première fois lors de l’édition 2024. En tant qu’autodidacte, je souhaitais situer mon niveau de connaissance du vin et du métier de caviste. Étant parvenu au stade des demi-finales en 2024, la volonté d’aller encore plus loin dans le concours m’a incité à m’inscrire à l’édition 2026.
Pour vous, qu’est-ce qu’un bon caviste ?
La qualité essentielle d’un caviste est la capacité à écouter : écouter le besoin du client, puis le questionner afin de le conseiller au mieux, écouter les évolutions des tendances de consommation. Le caviste doit aussi adopter un discours simple et clair de manière que ses paroles soient comprises par tous les clients. Le vin, les spiritueux de qualité, ne doivent pas être perçus comme des produits élitistes. Prendre du plaisir à la dégustation, c’est l’essentiel, appréhender tout ce qui se passe en amont de la mise en bouteille constitue seulement un plus. Le discours du caviste sera d’autant plus clair qu’il aura une connaissance précise des breuvages qu’il propose.
Quel est votre souvenir le plus marquant dans votre expérience de caviste ?
Il y a quelques mois, une cliente de la première heure vient acheter une très bonne bouteille de champagne comme elle le fait régulièrement. Sauf que cette fois-ci, c’est pour fêter ses 100 ans ! C’est émouvant. J’ai eu un grand plaisir à lui offrir de quoi compléter son apéritif du centenaire !
Si vous étiez un vin…
La madeleine de Proust, comme écho à la première question : un châteauneuf-du-pape rouge. C’est un vin qui a marqué ma mémoire sensorielle. La générosité et la fougue sudiste dans un gant de velours. J’apprécie particulièrement les grenaches issus de sols sableux, sur l’élégance et la finesse.
Si vous étiez un spiritueux…
Un rhum. Je relie toujours cette boisson à l’imaginaire de la gaieté, du soleil, des décors tropicaux, de l’insouciance.
Si vous n’étiez pas caviste…
Chimiste dans la protection de l’environnement, ma formation universitaire et mon premier métier.
© Maya Communication
MAXIME PAVAGEAU
Meilleur Jeune Caviste de France 2026
Comment et pourquoi êtes-vous devenu caviste ?
Passionné par le vin depuis mes études en hôtellerie, j’ai eu l’occasion d’effectuer un stage en sommellerie qui a confirmé mon intérêt pour cet univers. Par la suite, j’ai occupé un poste de responsable de bar pendant quatre ans. Cette expérience a été très enrichissante, mais je me suis progressivement rendu compte que le vin me manquait et que je souhaitais approfondir mes connaissances sur ce produit fascinant. Devenir caviste s’est alors imposé comme une évidence : c’était pour moi la meilleure façon d’allier passion, transmission et expertise.
Quelles sont vos motivations pour concourir au CMCF ?
Participer au Concours du Meilleur Caviste de France représente avant tout une opportunité de démontrer ma légitimité en tant que jeune caviste. C’est également l’occasion de mettre en avant la passion qui m’anime au quotidien ainsi que les compétences que j’ai développées au cours de ces quatre dernières années. Enfin, je souhaite profiter du rayonnement et de la notoriété de ce concours pour continuer à progresser, échanger avec les meilleurs professionnels du secteur et valoriser notre métier auprès du grand public.
Pour vous, qu’est-ce qu’un bon caviste ?
Un bon caviste est avant tout une personne à l’écoute de ses clients, capable de comprendre leurs attentes et de les accompagner avec sincérité dans leurs choix. C’est aussi un professionnel passionné, curieux des nouveautés et attentif aux histoires et aux valeurs portées par les vignerons. Mais, au-delà de la passion, un bon caviste doit également être un bon acheteur. Une cave est un lieu de partage et de découverte, mais c’est aussi un commerce qu’il faut savoir gérer avec rigueur pour assurer sa pérennité. L’équilibre entre passion, conseil et gestion est, selon moi, essentiel à ce métier.
Quel est votre souvenir le plus marquant dans votre expérience de caviste ?
Mon souvenir le plus marquant est sans aucun doute ma première période des fêtes de fin d’année en tant que caviste. Le magasin était rempli de clients, nous courions dans tous les sens et les journées étaient particulièrement intenses. Pourtant, je n’avais jamais été aussi heureux d’être à ma place. J’avais le sentiment de participer, à mon niveau, à la réussite des repas de Noël de mes clients. J’adorais échanger avec eux sur leurs menus, comprendre ce qu’ils allaient cuisiner et trouver les accords qui rendraient ces moments encore plus mémorables. C’est à ce moment-là que j’ai pleinement pris conscience de l’importance du conseil dans notre métier.
Si vous étiez un vin…
Je serais certainement un cabardès. C’est une appellation qui me ressemble par sa double influence. D’un côté, les cépages bordelais et l’influence océanique me rappellent les vins de Bordeaux que j’ai découverts avec mon père lors des repas de famille, ceux qui ont largement contribué à éveiller ma passion pour le vin. De l’autre, l’assemblage avec des cépages méridionaux, comme la syrah et le grenache, évoque la Drôme où je passe toutes mes vacances d’été, à Nyons. Je prends toujours beaucoup de plaisir à visiter des domaines et à découvrir de nouveaux vignerons. Le cabardès est également le premier véritable coup de cœur que j’ai eu en arrivant à la cave. C’est donc un vin qui réunit à la fois mes souvenirs, mes racines et ma passion.
Si vous étiez un spiritueux…
Sans hésiter, je serais un whisky tourbé. C’est par la tourbe que je suis entré dans l’univers du whisky. J’ai immédiatement été marqué par la puissance aromatique, la complexité et la longueur en bouche que ces whiskies peuvent offrir. J’apprécie également l’incroyable diversité de cette catégorie : chaque pays de production, chaque céréale utilisée et chaque type de vieillissement apporte sa propre identité. C’est un spiritueux qui ne cesse de surprendre et de faire découvrir de nouvelles facettes. Et puis, il y a ce côté chaleureux et convivial : rien ne vaut, selon moi, la dégustation d’un bon whisky près d’un feu de cheminée.
Si vous n’étiez pas caviste…
Si je n’étais pas caviste, je serais probablement chef de cuisine ou directeur de restaurant. La gastronomie a toujours occupé une place importante dans ma vie, notamment grâce à mon père qui m’a transmis cette passion. C’est d’ailleurs ce qui m’a conduit vers des études d’hôtellerie, avec un baccalauréat technologique puis un BTS dans ce domaine. J’aime découvrir toutes les cuisines, comprendre l’influence des ingrédients, des techniques et des modes de cuisson sur les saveurs. La cuisine offre un terrain de créativité presque infini, tout comme le vin. Finalement, ces deux univers sont intimement liés : un grand plat mérite toujours une belle bouteille pour le sublimer et c’est sans doute pour cela que je suis aujourd’hui caviste.


